Pour la première fois depuis juillet 2023, la Banque du Canada a relevé son taux directeur. Le 28 octobre 2026 à 9 h 45 (heure de l'Est), elle a annoncé une hausse d'un quart de point, de 2,25 % à 2,5 %, en vigueur dès le lendemain. Le taux était resté stable à 2,25 % depuis octobre 2025. Sur papier, c'est un petit pas. Mais ce petit pas part de la Banque, passe par l'hypothèque des ménages, et finit jusque dans les restaurants de nos quartiers.
Tout part de l'inflation
Si la Banque augmente son taux, c'est à cause de l'inflation. Avec des prix du pétrole élevés, liés à la guerre au Moyen-Orient, l'inflation tourne autour de 3 % depuis le printemps, et la Banque prévoit qu'elle atteindra environ 3,5 % d'ici la fin de l'année. Elle veut éviter que la hausse des coûts de l'énergie se répande au reste des prix. Elle prévient qu'elle pourrait devoir augmenter son taux encore, tout en avançant prudemment, et prévoit une croissance de 1 % en 2026, puis de 2 % en 2027.
Des acheteurs qui refont leurs calculs
Ce message, les acheteurs l'entendent tout de suite. Après une longue période de stabilité, la direction des taux a changé. Ceux qui ont un prêt à taux variable pourraient voir leurs paiements augmenter légèrement, et ceux qui magasinent une hypothèque vont regarder leur budget de plus près. À l'échelle du Canada, certains voudront attendre de voir la suite avant de faire une offre, surtout si d'autres hausses sont possibles; d'autres voudront au contraire agir vite pour bloquer un taux avant qu'il monte davantage.
Un marché québécois qui ralentissait déjà
Au Québec, cette hausse arrive dans un marché qui avait déjà levé le pied. Selon les données Centris publiées par l'APCIQ, les ventes résidentielles ont reculé de 7 % en septembre 2026 par rapport à septembre 2025, tandis que les prix continuaient de monter dans plusieurs régions, dont Québec. Des acheteurs déjà prudents, un inventaire qui augmente, et maintenant un emprunt un peu plus cher : pour les vendeurs, ça veut dire plus de concurrence et des acheteurs qui prennent leur temps.
Alors, les acheteurs se sentiront-ils plus libres ou plus hésitants? Probablement un peu des deux. Les premiers acheteurs au budget serré pourraient hésiter davantage. Mais un marché plus calme, avec plus de choix, donne aussi aux acheteurs plus de temps pour négocier.
Quand le budget se resserre, le resto aussi
Et ce qui se joue à la banque ne reste pas à la banque. Quand le paiement hypothécaire monte, quand l'épicerie et l'essence coûtent plus cher, les ménages cherchent des marges ailleurs, et les sorties au restaurant sont souvent parmi les premières dépenses qu'on réduit. Un souper de moins par mois, un déjeuner remplacé par un café à la maison : multipliés par des milliers de familles, ces petits choix peuvent peser lourd pour les restaurants du Québec, qui composent eux aussi avec la hausse des coûts de l'énergie et du transport.
Les restaurants de quartier n'en restent pas moins des lieux où les gens se retrouvent, jasent de leurs projets et parlent, souvent, de leur maison : celle qu'ils veulent vendre, celle dont ils rêvent. Les clients fidèles continuent de venir, et c'est là que les conversations sur l'immobilier se font naturellement.
Un même fil, du taux directeur au coin de la rue
Une hausse de taux, des acheteurs qui refont leurs calculs, un marché qui ralentit, des familles qui sortent un peu moins : tout est lié. Dans un contexte plus incertain, acheteurs et vendeurs ont plus que jamais besoin d'un courtier qui connaît vraiment leur secteur, et qui est présent là où la vie du quartier se passe.
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Sources : Banque du Canada, annonce du taux directeur du 28 octobre 2026 (banqueducanada.ca); APCIQ par le système Centris, statistiques de ventes résidentielles de septembre 2026 (apciq.ca).